Au fur et à mesure qu'avancent les trains qui m'emmènent à Amsterdam, la neige déploie son manteau de coton et enveloppe le paysage. A Francfort, la halle de verre qui abrite la gare s'est emmitouflée sous une épaisse couche duveteuse ; je parcours rapidement les galeries pour tuer le temps avant le départ du prochain train, rêvant un instant devant les destinations lointaines annoncées dans l'aéroport. A Duisbourg, trente centimètres de neige encombrent les quais ; le train accumule du retard tandis que le soleil irradie à nouveau le paysage. A Arnhem, le train s'arrête : nous sommes transférés dans la cohue à bord d'un nouveau train. A défaut d'être ponctuel, l'ICE est confortable. Les messages sont mêmes affichés en français. Le chef de bord, avec son délicieux accent hollandais, nous inonde de ses paroles glissantes comme le sont les mots qu'ils prononcent quand ils ne kreukreutent pas. Il ne fait que provoquer l'hilarité des passagers, ne cessant d'annoncer ordres et contre-ordres. Comme un bateau à la dérive, notre destination change à chaque instant et des escales supplémentaires s'ajoutent ou se retirent au gré des annonces. Pour s'excuser du retard, la compagnie nous offre une heure de café gratuite ; passés les soixante minutes le café sera de nouveau payant, je répète, de nouveau payant, nous explique avec insistance de chef de train. La campagne est belle à présent, chaque ligne du paysage est soulignée d'un trait de givre ou de glace.
Il fait beau et froid à Amsterdam. J'arrive à mon institut d'accueil.
Il fait beau et froid à Amsterdam. J'arrive à mon institut d'accueil.
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